Introduction⚓
La population mondiale avoisine les 8 milliards d’habitants. Si durant des millénaires sa croissance était très faible, depuis la révolution industrielle, elle augmente très fortement.
Cependant, cette croissance inégalement répartie fait appel à des politiques démographiques différentes.
I. L'évolution de la population mondiale⚓

On peut distinguer deux grandes phases dans l'évolution de la population mondiale :
Une première phase :de la préhistoire à la veille de la révolution industrielle, marquée par une croissance très lente. La révolution néolithique a certes modifié en les améliorant les conditions d'existence des hommes mais elle n' a pas changé les mécanismes du croît démographique. Pendant toute la première phase, la forte natalité était équilibrée par une forte mortalité liée aux maladies (exemple de la peste noire) à la famine et aux guerres.
Une deuxième phase (de la révolution industrielle à nos jours) marquée par une croissance démographique exponentielle avec l'essor de la médecine qui a permis de lutter contre les maladies, et les progrès apportés dans l'alimentation et l'hygiène.
II. La transition démographique⚓
La transition démographique c' est le passage d'un régime démographique ancien marqué par des taux de natalité et de mortalité élevés à un régime démographique nouveau, dit contrôlé, avec des taux de natalité et de mortalité faibles.
Le modèle de la transition démographique présente quatre phases :
.une phase quasi-équilibre ancien entre natalité forte et mortalité forte
une phase de recul de la mortalité et d'accélération de la natalité
une phase de baisse de la natalité et de contraction de la croissance naturelle
une phase de quasi-équilibre moderne entre natalité basse et mortalité basse.
III. Les conséquences de la croissance démographique et les politiques démographiques⚓
1. Dans les pays développés⚓
L'essentiel des pays développés ont franchi la transition démographique, donc sont dans le régime démographique moderne. Ce régime est caractérisé par une mortalité et une fécondité faibles, ce qui donne une croissance lente. Cette situation résulte des politiques malthusiennes appliquées en Europe depuis le XIXe siècle. Le taux d'accroissement naturel moyen est de 0,5 %/an il est même négatif dans certains pays comme l'Allemagne (-0,2%). Dans ces pays, l'indice synthétique de fécondité est inférieure à 2,1 enfants/ Femme, le seuil de renouvellement des générations.
Ces pays sont confrontés à un vieillissement de la population, avec comme conséquence un manque de main d'œuvre et une prise en charge coûteuse des vieux. Cette nouvelle situation démographique a entraîné l'adoption de politiques natalistes visant à relancer la natalité. La Chine par exemple a renoncé en 2015 à la politique de l'enfant unique pour favoriser une reprise de la natalité.
2. dans les pays en développement⚓
Les pays en développement se distinguent par une augmentation rapide de leur population (+2% par an). Ils ont une fécondité allant de 3 à 6 enfants par femme, par exemple : 5 enfants/ femme au Sénégal. En effet ces pays continuent de connaître une mortalité en baisse mais la natalité se maintient à un niveau élevé. Cette forte croissance démographique crée des problèmes socio-économiques tels que: la non-scolarisation des jeunes, les problèmes de formation, le manque d'emploi etc.
Face à ces problèmes, les autorités politiques adoptent des politiques antinatalistes pour maîtriser la croissance. Dans certains pays, il y a l'utilisation de méthodes contraceptives, le recul de l’âge du mariage, la scolarisation des filles, etc.
Mais ces politiques n'ont pas beaucoup d’effets. La force humaine est toujours nécessaire au travail, l'enfant assure la descendance. D'autres facteurs peuvent aussi expliquer cet échec: l'ignorance des méthodes contraceptives, la pauvreté, mais surtout les considérations religieuses.